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Comment mesurer le succès parental chrétien?

15.01.2018

  

Comment savez-vous si vous êtes ou si vous avez été de bons parents aux yeux de Dieu ? Quelle est la mesure du succès ou de l’échec de la parenté chrétienne ? Qu’enseigne la Parole de Dieu sur la responsabilité des parents chrétiens dans l’éducation de leurs enfants ?

 

Beaucoup croient que le succès de la parenté chrétienne est défini par la conversion ou la désertion des enfants à Christ. D’autres croient que le succès de la parenté chrétienne se mesure par le salaire et la situation socio-professionnelle de leurs enfants. Que penser ?

 

 

Le succès de la parenté chrétienne ne se mesure pas par…

 

…la conversion des enfants

 

Nous n’avons aucun control sur la conversion, elle n’est donc pas une mesure de notre succès ou de notre échec. Pourtant, beaucoup sont confus au regard du proverbe 22:6 : « Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas ».

 

D’autres utilisent le célèbre passage en Actes 16:31 pour soutenir que Dieu aurait promis de sauver les membres de leur famille: « Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille ».

 

Ces interprétations sont-elles fondées ? En réalité, non. Il y a des règles d’interprétations à ne pas ignorer afin de ne pas tordre le sens des Saintes Écritures. Par exemple, il est indispensable de considérer le genre littéraire d’un texte pour bien l’interpréter.

 

« les proverbes ne sont pas des promesses »

 

En l’occurrence, les proverbes ne sont pas des promesses, ce sont des proverbes, c’est à dire des principes généraux pour la vie. Prenez par exemple le proverbe 19:15 où il est écrit : « La paresse fait tomber dans l'assoupissement, et l'âme nonchalante éprouve la faim ».

 

C’est un principe général selon lequel celui qui travail aura de quoi pourvoir à ses besoins, tandis que celui qui refuse de travailler sera dans la disette (Proverbe 14:23). Pourtant, il y a des exceptions à tous les principes généraux, et dans ce cas, même des hommes pieux et travailleurs peuvent manquer de pain car notre monde est déchu. Il y a indéniablement des enfants dont les parents ne sont pas paresseux, et meurt littéralement de faim. Ô Seigneur, revient bientôt faire cesser ces malheurs !

 

Par conséquent, de même que le proverbe 14:23 ne promet pas l’absence de famine pour celui qui travail, le proverbe 22:6 ne promet pas qu’une éducation chrétienne exemplaire assure la conversion des enfants. Ce proverbe indique qu’une bonne éducation engendre généralement (mais pas toujours) des enfants intègres.

 

Qu’en est-il de Actes 16:31 ? Un autre principe d’interprétation est de discerner qui sont l’orateur et l’audience d’un passage pour ensuite réfléchir à une possible application directe à nous lecteurs de la Parole, aujourd’hui. Dans ce verset, Paul et Silas parlaient au geôlier de la prison où ils étaient détenus prisonniers.

 

Puis, Paul et Silas « lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison » (v. 32), et « croyant Dieu, il se réjouit avec toute sa maison » (v. 34, version Darby), c’est pourquoi « il fut baptisé, lui et tous les siens » (v. 33). Le texte indique donc que toute la famille crue en Jésus.

 

Nous voyons bien que la Bible n’enseigne pas le salut par procuration familiale. Chacun des membranes de la famille doit placer sa foi personnelle en Jésus Christ comme Sauveur et Seigneur pour être sauvé de la colère de Dieu pour ses péchés.

 

L’apôtre Jean écrivit en effet qu’à « tous ceux qui l'ont reçue [La Parole c’est-à-dire Jésus Christ – Jean 1:14,17], à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu » (Jean 1:12-13).

 

Nous ne devenons pas des « enfants de Dieu » par le « sang » familiale, mais par la volonté de Dieu qui a destiné le Christ, « par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire ».

 

L’application de Actes 16:31 n’est donc pas de croire que Dieu nous a fait une promesse en parlant à quelqu’un d’autre ! (Notez que personne n’a tendance à utiliser les paroles adressées à Judas comme des promesse personnelles…faisons de même pour le geôlier). L’application est la suivante : nous sommes tous sauvés par grâce seulement, par la foi seulement, en Christ seulement (Éphésiens 2:8-9, Jean 14:6).

 

Le succès de la parenté chrétienne n’est donc mesuré par la conversion de nos enfants, qui n’est pas une promesse mais une grâce de Dieu indépendante de nos œuvres.

 

 

…la carrière des enfants

 

Qu’en est-il de la carrière professionnelle des enfants ? Cela n’est pas non plus un facteur indiquant nécessairement le succès ou l’échec des parents. « Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ? » (Marc 8:36). Un homme peut être le fils d’un avocat ou d’un président très riche et respectable, mais quelle importance cela peut-il avoir si ce fils va en enfer pour son incrédulité ?

 

Il est qui plus est possible que des enfants sortent de la pauvreté et de la misère en étudiant et vivant droitement, sans que les parents n’y aient été pour grand-chose par leurs principes d’éducation. À l’inverse, un enfant peut avoir des parents dans une situation confortable et hériter beaucoup d’argent tel le fils prodigue, pour ensuite tout dilapider dans les vices et les vanités du monde.

 

Là aussi, les parents ne sont pas forcément responsables du succès ou de l’échec socio-économique de l’enfants. L’héritage, l’éducation, ou l’absence de ces bénédictions terrestres pour les enfants, ne dictent pas leurs vies. Dieu est souverain sur toutes ces choses : « L'Éternel appauvrit et il enrichit, Il abaisse et il élève » (1 Samuel 2:7, cf Proverbes 22:2).

 

Nous ne serons pas jugés par Dieu par des critères sur lesquels nous n’avons aucun control, la réussite sociale de nos enfants y compris. Dieu donna les facultés intellectuelles indispensables à Daniel pour devenir premier ministre (Daniel 2:20-23), et Il donna des talents manuels à d’autres pour façonner les pièces du tabernacle (Exode 31:3-6).

 

 

…la piété des enfants

 

Nous sommes les enfants de Dieu, et notre péché n’entache en rien Son caractère, puisque nous sommes les seuls responsables pour nos mauvaises actions. De même, si des enfants ayant atteint l’âge adulte se détournent de l’instruction qu’ils ont reçus, ils en porteront les conséquences car ils en sont les seuls responsables.

 

La piété des enfants, jeunes ou adultes, n’est pas la mesure du succès parental chrétien car les parents de jeunes enfants peuvent certes contrôler dans une certaine mesure le comportement extérieur de l’enfant, mais ils ne peuvent pas changer les profondeurs de son cœur. Dieu seul peut régénérer le cœur d’un enfant pécheur :

 

« Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois » (Ézéchiel 36:26-27, cf Jean 3:3-8).

 

Dans l’Ancien Testament, il est écrit :« Si un homme a un fils indocile et rebelle, n'écoutant ni la voix de son père, ni la voix de sa mère, et ne leur obéissant pas même après qu'ils l'ont châtié », et voici quel était le résultat :

 

« le père et la mère le prendront, et le mèneront vers les anciens de sa ville et à la porte du lieu qu'il habite. Ils diront aux anciens de sa ville : Voici notre fils qui est indocile et rebelle, qui n'écoute pas notre voix, et qui se livre à des excès et à l'ivrognerie. Et tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi, afin que tout Israël entende et craigne » (Deutéronome 21:19-21).

 

C’est le fils qui devait mourir pour sa désobéissance radicale et continuelle, les parents n’étaient pas coupables, car ils avaient tout fait pour refréner la folie de leur enfant (Proverbes 22:15) qui était désormais une menace pour l’ordre de la société.

 

 

Le succès de la parenté chrétienne se mesure par la fidélité des parents à obéir aux commandements de Dieu

 

Bien sûr, ce type de peine de mort n’existe plus. Rendons grâces à Dieu pour Sa plus grande patience dans la Nouvelle Alliance, car nombres d’adolescents sans foi ni loi seraient déjà morts pour la folie de leurs actions de nos jours, n’est-il pas ?

 

Cependant, le standard moral de Dieu n’a pas changé, et les parents ne sont pas jugés par Dieu au regard de la conversion de leurs enfants, ni de leur succès social, ni de leur piété ; les parents seront jugés selon leur fidélité à obéir aux commandements que Dieu leurs a adressé.

 

« Notre fidélité dans l’application biblique de la vocation parentale sera l’objet de notre jugement devant Dieu, et non ses résultats »

 

Sommes-nous fidèles dans les commandements que Dieu nous a donné en tant que parents ? Telle est la question. Notre fidélité dans l’application biblique de la vocation parentale sera l’objet de notre jugement devant Dieu, et non ses résultats. Nous pouvons choisir de vivre comme Dieu le veut par Sa grâce et la puissance de Son Esprit, mais nous n’en contrôlons pas les résultats.

 

Quand des parents élèvent cinq enfants dans les voies de Dieu et que quatre croient au Christ, marchent dans Ses voies, et ont une profession respectable, alors que l’un d’entre eux est désormais athée et gaspille sa vie dans le péché, cela ne nous montre-il pas que malgré la meilleure éducation du monde des enfants peuvent refuser la vie en paix avec Dieu ?

 

Si ces parents se demandent : « Qu’avons-nous fait de mal ? », il est fort possible que cela traduise une incompréhension fondamentale de l’impact de leur éducation sur leurs enfants. L’éducation parental ne peut pas sauver un enfant, seul l’Esprit de Dieu le peut, et en un sens, ils n’ont donc rien fait de mal.

 

Évidemment, nous sommes tous des parents qui chutent de bien de manières et nous devons donc tous nous en remettre à Christ pour recevoir le pardon pour nos péchés et nous attendre à Sa grâce pour sauver nos enfants. Nous ne devons jamais croire où agir comme si nos décisions parentales allaient nécessairement sauver nos enfants.

 

Si une famille jouie d’enfants qui appartiennent tous au Seigneur, tout gloire soit rendue à Dieu ! Si une autre famille a un fils rebelle, elle doit espérer qu’il se convertisse et elle doit veiller dans la prière tel le « père » du fils prodigue en Luc chapitre 15 qui « vit » son fils alors qu’il l’attendait avec un cœur sans amertume et plein d’amour (Luc 15:20).

 

Comme tous les autres aspects de notre vie, la parenté chrétienne sera jugée par Dieu au regard des paroles que nous prononçons à nos enfants : « au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu'ils auront proférée » (Matthieu 12:36), et nos actions vis-à-vis des commandements la Parole de Dieu, représentées par des matériaux de différentes valeurs dans le texte suivant : 

 

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ. Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'œuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'œuvre de chacun. Si l'œuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense » (1 Corinthiens 3:11-14).

 

Le succès de la parenté chrétienne se mesure par la fidélité des parents à obéir aux commandements de Dieu, qui comme nous le verrons dans un prochain article inclus : aimer bibliquement, enseigner les voies de Dieu chaque jour, aller ensemble à l’église, inculquer la vertu du travail, inculquer le respect des autorités, etc.

 

 

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