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La conversion de Martin Luther, pionnier de la Réforme Protestante

21.10.2017

 

Professeur de théologie à l’université allemande de Wittenberg depuis 1508, Martin Luther n'était pas converti à Jesus Christ comme bon nombre de professeurs de facultés publiques de théologie aujourd’hui. La doctrine du salut dans le catholicisme romain était claire et clairement antibiblique :

 

Le salut vient par grâce par la foi en Christ et par le mérite de nos œuvres ainsi que l’observance des sacrements de l’église catholique romaine (baptême, confirmation, etc), mais aussi grâce à l'existence du purgatoire, des indulgences et du culte des saints, des icônes et des reliques.[1]

 

Croyez-vous ce que la Bible enseigne sur le salut ? Le Concile Vatican II a un message pour vous : « Si quiconque dit que les bonnes œuvres de celui qui est justifié sont les dons de Dieu tant et si bien qu’elles ne sont pas aussi les bons mérites de celui qui est justifié […] [et qu’il] ne mérite pas vraiment l’augmentation de la grâce, de la vie éternelle, et de l’acquisition de la vie éternelle […] qu’il soit maudit » (Concile Vatican II, Premier Décret, CANON XXXII).

 

Selon l'enseignement hérétique catholique, le salut et la justification ne sont pas instantanés mais progressifs (la Bible parle du salut aux temps passé et présent, car il est déjà acquis, voir Tite 3:5; 1 Corinthiens 15:1-2; Romains 8:29-30). Cette réalité surprend beaucoup de chrétiens ignorant que le catholicisme enseigne l’hérésie selon laquelle la justification est acquise par « l’observance des commandements de Dieu et de l’Eglise, la foi coopérant avec les œuvres » (Concile Vatican II, Chapitre X).

 

“ l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi - Romains 3:28 ”

 

Martin Luther qui était un alors fervent catholique embrassant la doctrine de Rome. Il était par conséquent toujours perdu dans ses péchés puisqu’il cherchait à racheter son âme en partie par ses œuvres.

 

 

■ Selon la Bible, la justification provient de la foi seulement

 

La Bible condamne en effet tous ceux qui cherchent à atteindre le paradis par les mérites de leurs œuvres, car seulement la foi en Christ et son sacrifice peut nous sauver de la colère de Dieu :

 

« Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les œuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi » (Galates 2:16).

 

« Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché […] Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. C'est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire […] Car nous pensons que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi » (Romains 3:20, 23-24,28).

 

Pourquoi les œuvres ne comptent-elles pas dans notre salut ? Parce que si le salut était d'une part dépendant de la foi par grâce divine et d'autre part dépendant de nos œuvres humaines, il ne serait plus une grâce pleine et entière de Dieu seul (Romains 11:6) et nous pourrions nous en vanter (Éphésiens 2:8-10).

 

Or, ne nous y trompons pas, « le salut vient de l'Éternel » (Jonas 2:9). Il est impossible que nos œuvres plaisent à Dieu avant notre conversion, car « toute notre justice est comme un vêtement souillé » (Ésaïe 64:6). Les œuvres sont le fruit et non la cause de notre salut (comparez Éphésiens 2:8-9 et 2:10, Tite 3:5-7 et 3:8).

 

À nouveau, selon la Parole de Dieu, seule la foi en Christ nous conduit à la vie éternelle alors que l’incrédulité mène au contraire à la colère éternelle : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3:36), « les incrédules […] leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort » (Apocalypse 21:8).

 

Martin Luther était perdu dans la fausse religion du catholicisme romain, tels les juifs desquels Paul écrivit: « ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient » (Romains 10:2b-4).

 

Pourtant, Dieu allait souverainement régénérer Luther par la puissance du Saint Esprit via l’instrumentation de Sa Parole comme Il le fait encore aujourd’hui : « Vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu » (1 Pierre 1:23, cf Romains 10:17).

 

 

■ Luther avant sa conversion

 

Luther enseignait la théologie biblique à l’université de Wittenberg et la Bible lui était devenue très chère à tel point qu’il avait pour habitude de la lire intégralement tous les six mois. (Chers chrétiens, nous qui appartenons vraiment au Seigneur, ne négligeons pas la lecture quotidienne de Sa Parole). Évidemment, nous savons que beaucoup connaissent des faits sur la Bible, des faits sur Dieu, mais ne connaissent pas intimement Dieu à salut. Luther en faisait partie.

 

Dans cette université allemande, il réalisait des expositions verset par verset sur des livres de la Bible et devint très populaire dans toute l’Europe tant et si bien que des foules d’étudiants y assistaient. Il enseigna tout d’abord le livre des Psaumes, puis l’épitre aux Romains dans lequel il découvrirait la véritable doctrine biblique de la justification. Enfin, il enseigna la magistrale épitre aux Galates.

 

Selon son propre témoignage qui est résumé ci-après,[2] Luther fut sauvé par la foi au sacrifice de Christ en lisant la Bible en l’an 1519. Sa conversion est souvent appelée « son expérience dans la tour » puisqu’il fut sauvé en étudiant la Bible dans la tour du Cloitre Noir à Wittenberg, qui fut plus tard sa demeure. Il haïssait alors l’expression « la justice de Dieu » en Romains 1:17 où il est écrit : « parce qu'en [l’Évangile] est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit : Le juste vivra par la foi ».

 

Il croyait que « la justice de Dieu » en ce verset faisait référence à l’attribut de la justice divine (une conséquence de l’absolue sainteté de Dieu) et il pensait donc qu’il n’avait aucune chance de vivre éternellement. Il voyait alors Christ seulement comme un Juge sévère et terrible, or il est vrai que Christ est le Dieu Saint qui détruit Ses ennemis (Apocalypse 14:10,19:11-21), mais il est aussi le Sauveur (Jean 3:16).

 

Avant sa conversion, Luther était un homme qui voulait confesser tous ses péchés (actions, pensées, attitudes, etc) au prêtre pendant des heures chaque semaine. Une anecdote de son passage au monastère augustinien relate même qu’il fut un jour réprimandé au confessionnal par le prêtre lui disant : « Revient quand tu auras commis de vrais péchés » !

 

Si Luther se confessait autant, c’est parce qu’il savait bien que sa vie était remplie de péchés et qu’il n’atteignait jamais la justice et la perfection de Dieu. Il était donc à juste titre sans espoir puisqu'il voulait dépendre de ses propres œuvres. Conscient de sa ruine, il détestait le Christ par sa propre confession.

 

Mais notre Dieu de lumière alla chercher Luther quand il était perdu dans ses ténèbres comme Il le fait pour tous ses élus: « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5:8).

 

 

■ Luther raconte sa conversion

 

Par grâce et destiné divine (Actes 13:48 ; Romains 11:5 ; Éphésiens 1:4-6), Luther comprit un jour de l’année 1519 que notre Roi Sauveur donne la « justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient » (Romains 3:22), que tous pécheurs qui croient et s’appuient seulement en Christ « sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus » (Romains 3:24, cf 2 Corinthiens 5:21).

 

“ j'avais pénétré le Paradis par des portes ouvertes ”

 

Il comprit le vrai sens de Romains 1:17 : « le juste vivra par la foi », à savoir que c'est seulement en ayant foi en l’œuvre accomplie de Christ pour notre rédemption que nous pouvons être agréables à Dieu et être déclarés justes (justifiés) par Son sang, et cela sans dépendre de nos œuvres (Tite 3:5) car le bien ne peut jamais effacer le mal.

 

Il ne cherchait plus à « établir [sa] propre justice » (Romains 10:3b), mais il admit comme Paul : « pour [Jésus Christ mon Seigneur] j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi » (Phillipiens 3:8b-9). Il fut vêtu de la justice de Christ par la foi seulement, le seul moyen d'être juste aux yeux de Dieu.

 

Luther dit alors : « Ici, je sentis que j'étais tout à fait né de nouveau et que j'avais pénétré le Paradis par des portes ouvertes. Là, un tout autre visage de l'Écriture entière s'est montré à moi. Là-dessus, j'ai parcouru l'Écriture de mémoire. Je fis aussi une analogie avec l'œuvre de Dieu, c'est-à-dire ce que Dieu fait en nous, la puissance de Dieu avec laquelle Il nous rend sage, la force de Dieu, le salut de Dieu, la gloire de Dieu ».[6]

 

Dieu avait sauvé Luther par la puissance de Sa Parole qui ne revient jamais à Lui sans accomplir son but. Dieu allait ensuite utiliser Martin Luther pour catalyser le grand réveil spirituel de la Réforme Protestante pour ramener la vraie Église aux Saintes Écritures et à la véritable doctrine sur la justification.

 

Soli Deo Gloria ! 

 

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CONNAITREpourVIVRE.com

 

Références

 

[1] Les Conciles de Trente et Vatican II sont très clairs sur leurs enseignements selon lesquels la justification dépend de la foi ainsi que des œuvres et de l’observance des sacrements catholiques romains.

[2] Document en ligne sur www.monergism.com, intitulé : « Martin Luther's Account of His Own Conversion”: https://www.monergism.com/thethreshold/sdg/MartinLutherConversion.pdf

 

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