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La nécessité de la crainte de Dieu

10.09.2014

 

La crainte de Dieu est un sujet assez tabou dans les milieux évangéliques et protestants, ou tout du moins très peu abordé. « Il ne faut pas avoir peur de Dieu, la crainte de Dieu n’est pas une vertu chrétienne » semble être une pensée assez répandue. La raison pour ce silence est un déséquilibre théologique sur l’enseignement de la personalité de Dieu.

 

On insiste presque exclusivement sur le fait que « Dieu est amour » (1 Jean 4 :8b), sans maintenir que « notre Dieu est aussi un feu dévorant » (Hébreux 12 :29). Le grand Dieu de l’Ecriture est certes un Dieu d’un amour merveilleux : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3 :16), et nous sommes Ses « amis » (Jean 15 :15).

 

Cependant, Dieu est aussi justice et courroux (Psaumes 76 :10), et Il est notre « Maître saint » (Apocalypse 6 :10). Le roi David psalmodiait avec équilibre au sujet de son Dieu sous l’inspiration du Saint-Esprit : « Il aime la justice et la droiture ; La bonté de l'Éternel remplit la terre » (Psaumes 33 :5), « L'Éternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et plein de bonté » (145 :8), et lorsque Sa colère se déchaine Il est aussi le « Dieu des vengeances » (94 :1), car « Dieu est un juste juge, Dieu s'irrite en tout temps » (7 :11)

devant le mal.

 

 " la crainte est tout simplement due à Dieu "

 

Si nous voulons faire honneur à Dieu, nous devons L’aimer tel qu’Il est vraiment, et ne pas avoir de honte ou de gène de quoi que soit en Lui. Une gêne est manifeste lorsqu’en parlant de la crainte de Dieu, l’un s’empresse de l’a qualifiée de « révérence respectueuse ». Mais, soyons honnête la crainte est une peur, une véritable peur. Si nous comprenons qui est Dieu, et que nous L’annonçons fidèlement aux autres, il en résultera que nous aurons de l’amour ainsi que de la crainte pour Dieu.

 

En effet, la crainte est tout simplement due à Dieu : « Qui prend garde à la force de ta colère, Et à ton courroux, selon la crainte qui t'est due ? » (Psaumes 90 :11). C’est par ce que Dieu est à craindre, qu’Il est ce juge terrible et juste que nous devons Le craindre et vivre selon Ses commandements :

 

« C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant » (Hébreux 12 :29).

 

Il est naturel et juste que nous craignons Dieu pour ce qu'Il est: le Dieu trois fois saint, qui lorsqu'Il se révèle à l'homme pécheur crée la terreur, comme ce fut le cas pour Esaïe (Esaïe 6:1-8) et toute autre personne l'ayant rencontré.

 

Nous devons craindre Dieu pour sa juste colère sur la terre envers ceux qui désobéissent à Ses commandements. Tout comme un père devrait-être craint par ses enfants lorsqu’ils ont désobéit aux directives familiales, ainsi en est-il des chrétiens que le Père céleste corrige comme Ses enfants : « Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment : c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu'un père ne châtie pas ? » (Hébreux 12 :6-7).

 

De plus, à cette crainte de la justice de Dieu dans nos vies s’ajoute l’amour de Dieu, car nous savons que ce n’est pas volontiers qu’Il afflige (Lamentations de Jérémie 3 :33), c’est pourquoi l’épitre aux Hébreux se poursuit en ces mots : « Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. Fortifiez donc vos mains languissantes et vos genoux affaiblis ; et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse. Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12 :11-14).

 

Nous devons craindre Dieu pendant notre pèlerinage terrestre, être bon et juste et sans favoritisme avec notre prochain dans la crainte du jugement et par motif de conscience : « Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l'œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage » (1 Pierre 1 :17, cf Romains 13:4-6).

 

Mais quelqu’un dira que l’on ne peut pas parler de la crainte de Dieu aux inconvertis, qu’il ne faut pas qu’ils aient peur de Dieu. Bien au contraire ! Salomon, l’homme le plus sage que la terre n’ait jamais porté après le Christ nous enseigne que « le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Éternel » (Proverbes 9 :10). Comment l'insensé, qui « dit en son cœur : Il n'y a point de Dieu ! » (Psaumes 14 :1), pourrait-il commencer à apprendre la sagesse ? Par la crainte de l'Éternel.

 

" Christ « respirerait la crainte de l'Éternel » "

 

Il en est de même avec l’enfer soit dit en passant, il n’y a rien de plus insensé que d’entendre un interlocuteur évangélisé répondre avec nonchalance (comme c’est trop souvent le cas) : « alors j’irai enfer ! ». Oui, il serait bon et tant profitable qu’ils craignent l’enfer et le Dieu qui envoi en enfer afin qu’ils deviennent « sage[s] à salut par la foi en Jésus Christ » (2 Timothée 3 :15). Par ailleurs, Rahab la prostitué eut peur de la mort face à la colère de Yahweh, et c’est pourquoi elle fuit ensuite dans les bras de Dieu par la foi pour être sauvée (Josué 2 :1-14, Hébreux 11 :31).

 

Le jugement de Dieu s’abat au contraire sur tous ceux qui ne Le craignent pas (Jérémie 3 :8, 44 :10, Néhémie 5 :9, etc). Des païens, Paul dit qu’ils « ne connaissent pas le chemin de la paix ; la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux » (Romains 3 :17-18). Si nous voulons participer à l’œuvre de Dieu pour les salut des perdus, il nous faut certes leur annoncer l’amour et la grâce de Dieu, mais aussi Sa justice face au péché pour qu’ils aient peur de Lui, qu’ils embrassent une crainte qui peut-être salvatrice si elle s’accompagne d’une foi pénitente.

 

La crainte de Dieu est aussi un moyen divinement établi pour notre sanctification : « Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu » (2 Corinthiens 7 :1). En effet, l’Esprit de Dieu, l’Esprit de Christ est en nous, « Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel » (Esaïe 11 :2). Un serviteur n’est pas plus grand que son Maître, et si Christ « respirer[ait] la crainte de l'Éternel » (v 3), nous devons aussi craindre Dieu à chaque instant de notre vie.

 

Par ailleurs, l’apôtre Paul écrit aux Philippiens ces paroles célèbres (et souvent incomprises) : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent » (Philippiens 2 :12). Il n’est pas question de la perte du salut dans ce verset, Dieu n’a pas écrit « travaillez avec crainte sinon vous perdrez le salut », la raison de nos tremblements n’est pas ici une perte potentielle, mais un don actuel : « car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (v 13).

 

" Quiconque ne craint jamais Dieu n’est pas un chrétien "

 

Il ne s’agit pas de travailler pour se sauver ou se garder sauvé car ceci est impossible, nous sommes sauvés par « la foi, sans les œuvres de la loi » (Romains 3 :28). Nous travaillons à la sanctification dans la crainte car Dieu nous donne « le vouloir et le faire » par le Saint-Esprit. En outre, nous ne quitterons jamais irréversiblement Dieu car il nous l’a promis :

 

« Je traiterai avec eux une alliance éternelle, Je ne me détournerai plus d'eux, Je leur ferai du bien, et je mettrai ma crainte dans leur cœur, afin qu'ils ne s'éloignent pas de moi » (Jérémie 32 :40). Quiconque ne craint jamais Dieu n’est pas un chrétien, il n’est pas entré dans la nouvelle et éternelle alliance, celle par laquelle l'Esprit Saint produit la « crainte » de Dieu « dans [nos] cœurs ».

 

Alors comment comprendre 1 Jean 4 :18 : « La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour » ? Il est nécessaire de relire ce verset dans son contexte afin de constater qu’il ne s’agit ici ni de la crainte des corrections terrestres que Dieu inflige à Ses enfants, ni de la crainte de Dieu en général (lesquelles sont commandées), mais de la crainte de perdre le salut (qui est un mensonge) :

 

« Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde : c'est en cela que l'amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l'assurance au jour du jugement. La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier » (1 Jean 4 :16-19).

 

Si vous craignez de perdre votre salut (alors que c’est impossible), vous n’avez pas « de l'assurance au jour du jugement », vous n’êtes pas « parfait dans l'amour », car le Dieu d’amour nous a déjà affirmé que « celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie  » (Jean 5 :24). Avec Dieu nous pouvons ne pas craindre les hommes et les circonstances de la vie pour être dans Sa paix (Philippiens 4 :6-7). Nous avons le choix : nous pouvons craindre Dieu ou toutes autres choses !

 

En définitive, désirons la crainte de l’Éternel car telle est Sa volonté, et tant de bons fruits nous y attendent :

 

« La crainte de l'Éternel, c'est la haine du mal ; l'arrogance et l'orgueil, la voie du mal, et la bouche perverse, voilà ce que je hais » (Proverbes 8 :13).

 

« Que ton cœur n'envie point les pécheurs, mais qu'il ait toujours la crainte de l'Éternel » (Proverbes 23 :17).

 

« Mieux vaut peu, avec la crainte de l'Éternel, qu'un grand trésor, avec le trouble »

(Proverbes 15 :16).

 

« Heureux l'homme qui est continuellement dans la crainte ! Mais celui qui endurcit son cœur tombe dans le malheur » (Proverbes 28 :14).

 

« La crainte de l'Éternel augmente les jours, mais les années des méchants sont abrégées » (Proverbes 10 :27).

 

« Le fruit de l'humilité, de la crainte de l'Éternel, c'est la richesse, la gloire et la vie » (Proverbes 22 :4).

 

 

CONNAITREpourVIVRE.com

 

Références

[1] Prédication de John Glass sur Youtube intitulée "Qui est Jésus-Christ ?":https://www.youtube.com/watch?v=HiSeTX3qmqQ&t=6s

[2] Versets bibliques tirées de la version Louis Segond, disponible gratuitement sur lirelabible.net: http://lirelabible.net/

[3] Image de couverture réalisée à partir d'un document de pixabay.com: https://pixabay.com/

 

 

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